Le CFAMI compte 23 réservistes : officiers instructeurs personnel navigant et sous-officiers instructeurs vol à voile. On yforme l’ensemble des futurs personnels navigants de l’armée de l’Air et de l’Espace, les futurs pilotes de la Marine Nationale et bientôt les pilotes à distance (pilotes de drones) pour toutes les armées.

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Pour devenir pilote ou navigateur dans l’armée de l’Air et de l’Espace, il faut suivre un cursus à l’Ecole de l’air, puis un cursus au CFAMI. Si ces entités se situent toutes deux sur la BA701 Salon de Provence, elles sont bien distinctes et indépendantes. Ainsi, l’Ecole de l’air dispense aux futurs personnels navigants (PN) la formation académique et le CFAMI la formation vol.

 

 

Cursus et diplômes en bref.

Les élèves qui suivent les formations du CFAMI ont différents profils : pilotes ou navigateurs, directsou sous contrat.Ils débutent tous leur initiation par des vols en planeur. C'est seulement après cette première expérience de vol qu'ils débutent réellement leur apprentissage au CFAMI. Ils rejoignentd'abord l'EISPN, l'Escadron d'instruction sol du personnel navigant. A l'issue, ils passent leur ATPL, le brevet théorique de pilote de ligne. Une fois l'ATPL obtenu, il est temps pour eux de quitter le plancher des vaches et d'intégrer l'EIV, l'Escadron d'instruction en vol ! Ils y appendront les rudiments du pilotage. 

Ces étapes de formation sont nombreuses, complètes, très cadencées et doivent répondre au niveau d'excellence attendu parl'armée de l'Air et de l'Espace. Il est donc crucial d'avoir un nombre suffisant d'instructeurs, d'encadrants et de personnels administratifs expérimentés. C'est pour répondre à ce besoin que le CFAMI attribue une place prépondérante à ses réservistes. Des personnels professionnels avec un bagage solide et la fibre de la transmission.

 

Le CFAMI et les réservistes, un lien indéfectible.

Le CFAMI compte une centaine de cadres dont une vingtaine de réservistes opérationnels : « Les réservistes sont indispensables aujourd’hui. Si nous n’en avons pas, nous ne fonctionnons pas », déclare le commandant Christophe. Ces réservistes interviennent à tous les niveaux : ils dispensent des cours, ils sont instructeurs de planeur, ils sont des renforts sur les missions quotidiennes des escadrons d’instruction en vol, ou encore directeurs des vols.

« Nous essayons de former un maximum nos réservistes pour qu’ils puissent faire un maximum de choses. Nous les rendons multitâches pour les employer un peu comme nous sommes employés.Nous privilégions les contrats avec beaucoup de jours pour une implication qui permet vraiment de nous aider au quotidien ». Ainsi, le capitaine de réserve Philippe, ancien pilote de chassedel'AAE et actuellement pilote instructeur, est à la fois instructeur pour les élèves et pour les futurs instructeurs, directeur desvols, il anime des cours au sol et contribue à la mise à jour des outils pédagogiques. Ses fonctions sont très représentatives des fonctions attribuées aux réservistes opérationnels du CFAMI.

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Chaque année il faut former environ 250 élèves issus des formations de l’Ecole de l’air. En 2021, avec l’engorgement dû au Covid, cela représente 8 000 heures de vol ! Les réservistes sont donc un renfort non négligeable et leur capacité à gérer plusieurs fonctions font d'eux un véritable soutien pour leurs collègues d'active. Qu’ils soient initialement pilotes, navigateurs, moniteurs de simulateur ou encore moniteurs planeur, les réservistes du CFAMI sont le plus souvent issus de l’armée ou de la sécurité civile.

 

 

SLT (R) E. Redondo

crédits photos CFAMI

LogoResAirDEFNoir.jpgLa journée du 18 mai a été riche en évènements. En effet, en plus de la journée annuelle des acteurs de la réserve (JAR), du lancement de l’exposition itinérante « Portraits de réservistes », elle était aussi l’occasion de dévoiler le logo des réserves de l’armée de l’Air et de l’Espace.

Désormais, les réservistes opérationnels et citoyens de l’AAE ont leur propre logo!

C’est au terme du jeu-concours lancé il y a quelques mois par la DRAA (Délégation aux réserves de l’Armée de l’air) appelant tous les réservistes à proposer leur vision de leur engagement à travers un logo que nous avons pu donner naissance à ce symbole.

Nous y retrouvons les incontournables ailes, figurant la composante Air et Espace, le mot « réserves », au pluriel, incluant toutes les réserves, opérationnelle comme citoyenne.

C’est surtout la symbolique de la poignée de main qui a séduit le DRAA et son équipe, symbole de fraternité entre l’active et la réserve, symbole d’engagement et symbole d’accord.

« Pourquoi un logo? Cette communauté est importante, elle a une réalité. Les réservistes forment une communauté et je pense qu’il fallait un logo pour la représenter même si chacun de nos réservistes s’engage dans une unité, s’inclut complètement dans la vie de son unité et dans ses missions, pour autant il y a cette communauté qu’il s’agissait de matérialiser à travers un logo. »    GDA Gernez, Délégué aux réserves. 

                                                                                                                    

Remise de prix. 2021 SSV 019TOURS 3 recadrée

Toutes nos félicitations au réserviste Christophe, notre grand gagnant, et à tous les participants qui nous ont tous proposé de très belles idées.

 

 

                                                                 

 

 

   Le GDA Gernez, DRAA, présentant les prix du gagnant du jeu-concours.

 

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crédit photos Y. Sadik

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L’exercice spatial AsterX 2021 a été organisé par le Commandement de l’Espace (CDE), au Centre national des études spatiales (CNES, Toulouse), du lundi 08 au vendredi 12 mars 2021.

 

Un an après sa création, le CDE a organisé un exercice d’ampleur elogo AsterX2021.001 t très complet avec le soutien de cinq industriels associés, du CNES et de deux pays partenaires. Les participants ont dû faire face aux problématiques propres au domaine spatial sur les thématiques de la surveillance et de l’espace, du commandement des opérations et du contrôle des satellites et au moyen d’un scenario complexe et réaliste figurant quatre semaines d’opérations spatiales militaires et couvrant un champ très large de menaces sur l’ensemble de nos moyens spatiaux. « Tout représenter en une semaine était impossible si on se base sur la réalité des contraintes du cadre spatio-temporel. C’était un pari fou ! » confie le CCH (R) Jaouahir qui a participé à la préparation d’AsterX et à l’équipe d’animation durant l’exercice. En effet, AsterX 2021 combinait une succession de mouvements de satellites et d’incidents techniques plus densément que cela n’arrive d’ordinaire sur une seule semaine. « Parfois nous avons pu constater que malgré un scénario dense, les joueurs ont dépassé nos attentes » s’enthousiasme-t-elle. « Vous connaissez l’adage : « Entrainement difficile, guerre facile ». On pousse toujours plus loin, c’est la vocation des exercices. En simulant le pire en quelque sorte, nous avons tâché de préparer au mieux les joueurs et ils ont gagné la guerre ! », ajoute le LCL (R) Jean-Philippe, directeur adjoint d’AsterX.

Cette semaine a permis de contribuer à développer l’aptitude des Armées à garantir l’autonomie stratégique de la France dans l’espace. Elle a également été l’occasion de tester et d’évaluer les capacités dont dispose le CDE, de gagner en expertise et d’éprouver les coopérations internationales ainsi que les synergies entre les unités opérationnelles du CDE, les industriels et le CNES. Toutes les unités du Commandement de l’Espace (CDE) y ont été intégrées : le Centre de commandement et de contrôle des opérations spatiales (C3OS) de Paris, le Centre militaire d’observations par satellite (CMOS) de Creil et le Centre opérationnel de surveillance militaire des objets spatiaux (COSMOS) de Lyon. L’objectif principal étant d’entrainer l’ensemble tous les combattants du domaine spatial.

Il permet aussi, grâce au retour d’expérience, de valider les procédures opérationnelles mises en place par le CDE et d’évaluer le niveau de résilience des moyens spatiaux tout en démontrant le haut niveau de technicité de l’armée de l’Air et de l’Espace et du Commandement de l’espace dans le domaine spatial.

 

La réserve, un atout pour le nouveau commandement de l’Espace.

 

Au total, une douzaine de réservistes opérationnels a été employée. Le lieutenant-colonel de réserve Jean-Philippe a eu un rôle prépondérant : « Le travail a été long mais passionnant. La préparation a duré plus d’un an et demi. Mon implication dans la conception de l’exercice m’a permis de mettre à profit les connaissances que j’ai acquises lors de ma carrière de pilote de chasse dans l’armée de l’Air et de l’Espace durant laquelle j’ai participé à de nombreux exercices aériens. Ça a été une belle preuve de confiance de la part du général Friedling [commandant de l’Espace] et du colonel Michel [commandant de la brigade aérienne des opérations spéciales, BAOS] de confier un rôle aussi important à un réserviste sur un exercice d’une telle ampleur. Cette confiance est le meilleur des moteurs. ».

L’aspirant de réserve Séverine quant à elle avait pour mission de vérifier la bonne application des processus et d’évaluer les interactions entre les entités afin de mettre en lumière les choses bien en place et ce qu’il va falloir consolider à l’issue de l’exercice. « Dans le civil je suis ingénieur au CNES, mon travail est centré sur les satellites. Cet exercice m’a permis d’élargir ma vision, sortir du cadre classique, avec des enjeux différents pour chaque maillon de la chaine de commandement. Sur AsterX nous avons poussé les scénarios plus loin que ce qu’il se passe dans la réalité, j’ai pu mesurer les conséquences de certaines situations. »

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Au-delà de leur expertise du spatial, les réservistes apportent d’autres avantages : « Appartenir à la fois au monde de l’industrie civile et au monde militaire a facilité mes rapports avec les différents interlocuteurs, militaires et industriels. J’ai pu être un relais entre chacun étant familier de leurs contraintes et fonctionnements respectifs. » constate le lieutenant-colonel. Le caporal-chef partage cet avis : « C’est un plus de connaitre leur monde lorsque l’on collabore avec des civils. C’est l’un des intérêts des réservistes pour l’armée de l’Air et de l’Espace ».

 

Ce premier exercice du genre traduit l’ambition de l’armée de l’Air et de l’Espace et du CDE d’atteindre « le niveau d’excellence requis », selon les mots du général de division aérienne Michel Friedling. C’est aussi un pas supplémentaire vers la configuration finale du CDE, qui doit voir, d’ici 2025, la quasi-totalité de ses effectifs rassemblée au sein du Centre spatial de Toulouse (CST), avec près de 500 personnel. AsterX s’est achevé le 12 mars par la visite du Président de la République, monsieur Emmanuel Macron et de la ministre des Armées, Madame Florence Parly.

 

                                                                                                                               SLT (R) Redondo

 

Photos © Jean-Luc BRUNET / Armée de l'air / Défense

 

Ça y est! L'exposition "Portraits de réservistes" a débuté sa tournée nationale depuis Tours, avec une inauguration officielle en présence du GDA Gernez, le délégué aux réserves de l'armée de l'Air et de l'Espace.

2021 SSV 019TOURS 5 Copie« Il faut faire savoir ce qu’est la réserve, qu’on a besoin des réservistes, et qu’on a besoin -comme pour le personnel d’active- de recruter des jeunes et des moins jeunes qui sont motivés, disponibles, et prêts à s’engager au profit des missions de l’AAE », affirme le général Gernez.

Cette exposition explique les modalités de la réserve et présente neuf réservistes opérationnels aux profils variés, tant par leurs parcours, leurs activités civiles, que par leurs activités militaires. Elle vise deux objectifs : familiariser les aviateurs d’active à la réserve en leur montrant la diversité des opportunités, et susciter leur curiosité pour eux-mêmes et pour leurs unités respectives. C’est ainsi que sur chaque panneau vous pourrez lire : « Et si vous recrutiez un réserviste ? »

 Au général de préciser : « L’importance et la place prise par les réservistes au sein de l’AAE sont capitales dans beaucoup de fonctions et de domaines : la conduite des opérations, la formation des personnels navigants, la sécurité-protection de nos emprises, les missions comme Sentinelle, au profit de la sécurité de nos concitoyens. Cette place repose sur un vivier de 5 800 réservistes, ce vivier est vivant. Il y a des gens qui atteignent leur limite d’âge, qui vont quitter ce vivier et il faut sans cesse le renouveler. Il faut donc aller chercher nos aviateurs, ou des jeunes, avec des compétences, leur savoir-faire, pour remplir les missions de demain. »

Certains des réservistes représentés dans l’exposition sont d’anciens militaires d’active, comme environ les deux tiers des RO. C’est au contact de réservistes que l’idée de rejoindre la RO a germé en eux. Leur expérience militaire conséquente, la maîtrise de leur spécialité sont un atout pour l’institution. La DRAA pense ainsi que mieux faire connaitre la réserve aux actives permettra de faire naître des vocations au moment où ceux-ci quitteront le service actif. Ils œuvreront aux côtés des réservistes ab initio, sans expérience militaire préalable, mais avec des expériences professionnelles et des formations complémentaires à celles dispensées dans l’AAE. La réserve opérationnelle est forte de cette combinaison parfaitement complémentaire.

L'exposition se déplacera de base en base dans les mess de métropole puis dans ceux d'Outre-mer.

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                                                                                                                                         SLT (R) Redondo

 

crédits photo: Y. Sadik, SGGN

L’exercice cyber DEFNET s’est tenu du 15 au 26 mars.DEFNET

La 8ème édition de l’exercice interarmées de cyberdéfense DEFNET s’est déroulé sur plusieurs sites militaires à Paris, Rennes, Toulon, Brest et Douai et au sein d’établissements d’enseignement supérieur de Bretagne Grand Ouest et Paris. Cette année, DMAé, SCA, SEA, SGA, SSA ont été insérés dans le dispositif. Deux cent soixante militaires ont été mobilisés ainsi que 8 partenaires industriels : Airbus, Dassault, MBDA, Naval Group, Thales, Nexter, Safran et Ariane Groupe.

 

Les participants ont été amenés à planifier, coordonner et mettre en œuvre des mesures de lutte informatique défensive afin de répondre à des menaces et des attaques cyber simulées. Les objectifs étaient simples : renforcer la coopération entre acteurs militaires et privés, entrainer à la gestion d’une crise complexe la chaîne de commandement de la manière la plus réaliste possible, entrainer les équipes spécialistes, notamment la réserve de cyberdéfense, et valoriser la cyberdéfense à des fins de recrutement.

Ces deux derniers points se sont retrouvés intrinsèquement liés puisque plusieurs réservistes du CRPOC (Centre de la réserve et de la préparation opérationnelle cyber), dont le SLT (R) Tristan, se sont vus confier la tâche d’encadrer les exercices organisés dans 14 écoles d’enseignement supérieur. En effet, les réservistes sont un véritable trait d’union entre les armées et le secteur civil. Ainsi, réservistes et étudiants ont interagi lors d’un Capture The Flag (CTF) organisé par le COMCYBER, à Paris (EPITA, EPITECH, ESGI, ESIEA et Sorbonne Université), et dans le Grand Ouest (ESIEA à Laval, EPITECH, Centrale Supelec, IMT Atlantique et Pôle supérieur de la Salle à Rennes, ENSIBS et IUT de Vannes, IUT de Saint-Malo et IUT de Lannion).

Inclure les étudiants au dispositif permet aux armées de repérer les cyber combattants de demain et aux étudiants de voir ce que le domaine militaire pourrait leur apporter dans sa logique de professionnalisation de l’élément cyber. C’est d’ailleurs ce qui avait poussé le sous-lieutenant Tristan à rejoindre la réserve : « Après avoir participé à des exercices DEFNET j’avais pensé rejoindre l’armée. J’ai trouvé que la création de la réserve de cyberdéfense était le bon pont entre mon expérience civile et mon souhait de rejoindre l’institution. Les armées et le civil se servent mutuellement, chacun apporte à l’autre pour servir l’intérêt du pays ».

L’officier de réserve est intervenu sur l’exercice en tant que préparateur de la synchronisation technique et en tant qu’animateur du volet grandes écoles dans la région Grand Ouest. Son rôle d’animateur s’articulait sur 3 phases :

  • L’animation de l’exercice : donner les consignes
  • L’aide aux participants : veiller à ce qu’ils s’engagent sur les bonnes pistes, leur fournir des éléments qui permettent de rectifier le tir si besoin, le but étant de les faire progresser
  • La reproduction d’un évènement réaliste : simulation d’un État-major. Il fallait veiller à lui faire des comptes rendus synthétiques, en utilisant un langage intelligible pour les non spécialistes par exemple

defnet2Les étudiants ont été plongés dans un contexte réaliste : la cyber attaque d’une PME qui reçoit une demande de rançon. De la catégorisation de la menace à son traitement, en réagissant au différents rebondissements du scénario, les étudiants encadrés par les réservistes ont dû se dépasser et sortir de leur zone de confort. « Ils peuvent avoir tendance à tout miser sur leurs compétences techniques mais l’exercice servait, en plus de les faire progresser sur cet aspect-là, à leur apprendre à être méthodiques afin de trouver le meilleur moyen de contrer les erreurs des attaquants. Tout ne se joue pas sur la technique, il faut pouvoir tenir la cadence car en face les attaquants tiendront. ». Leur sens de l’organisation et du management ont donc aussi été éprouvés.

Cette expérience a eu un écho très positif puisque les écoles organisent rarement des exercices. Les potentiels futurs cyber combattants se sont retrouvés dans une immersion inédite : « L’aspect soft skills [management, organisation…] et l’aspect stress d’un exercice étaient nouveaux pour eux, d’autant plus qu’au fur et à mesure nous augmentions le niveau de difficulté. Nous leur demandions d’être surs d’eux et de maîtriser la pression. L’aspect gestion de crise leur a plu et ils ont apprécié que les armées viennent à eux. »

 

Avec plus de 3 400 cyber combattants, le Ministère des armées se donne les moyens de ses ambitions opérationnelles. Ces experts appuient et soutiennent les opérations menées par les armées sur le territoire national comme en opérations extérieures. Ce domaine d’expertise nécessite une mise à niveau permanente. Les réserves sont donc une ressource dont les armées ont besoin car les compétences nécessaires à la défense cyber sont rares dans ce milieu en perpétuelle mutation.

A l’horizon 2025, le Minarm prévoit un effectif de 4 400 spécialistes cyber.

 

SLT (R) Redondo