Ecusson Poitou couleur 3Niché sur la Base aérienne 123 Orléans-Bricy, le Poitou est l’escadron de transport spécifique des opérations spéciales. Il est principalement dévolu aux actions de projection dans la profondeur liées au Commandement des opérations spéciales (COS). Le COS est un état-major interarmées qui regroupe l'ensemble des forces spéciales de l'Armée française sous un même commandement opérationnel.

 

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Autre spécificité de l’ET 3/61,toutes les spécialités et tous les métiers nécessaires au bon déroulement de la mission y sont intégrés. Il est donc en mesure de conduire ses missions de A à Z, en totale autonomie : renseignement au sol et en vol, pilotes, navigateur, mécaniciens, spécialistes réseaux… Par exemple, il n’y a pas de fracture entre le pole « opération » et les services techniques (Escadron de soutien technique aéronautique), tout est imbriqué. Cela permet ainsi de concentrer une vingtaine de spécialités en son sein et de lui conférer une rapidité d’action certaine. C’est donc une véritable fourmilière, et pourtant : « Bien qu'en régime d’alerte permanent, nous opérons sur des actions ponctuelles. Le reste du temps est consacré à la préparation des missions, la recherche et le développement, le maintien en condition opérationnelle des équipages [MCO], les entrainements des forces spéciales sur terre, dans les airs et en mer », précise le CDT Pierre, commandant en second de l’escadron.

Tout ce travail hors missions en vol explique pourquoi les réservistes du Poitou sont tous des anciens de l’ET. Chacun d’eux est hautement qualifié, ce qui permet une pleine compréhension et une parfaite connaissance des tâches qui leur incombent. Ils sont de plus très sollicités, à l’exemple du CDT (R) Sylvain qui effectue au moins 150 jours par an : « On est là pour soulager les actifs », explique-t-il. Le maintien de leurs qualifications, nombreuses dans les unités des opérations spéciales, occupe aussi une grande partie de leur temps, tout comme les opérations extérieures, la formation en unité et la MCO. « Les anciens du Poitou sont un vivier RH dont nous avons absolument besoin », affirme le CDT Pierre.

Le Poitou se distingue encore par une autre particularité (décidément !) : c’est l’un des rares escadrons à voler sur plusieurs types d’aéronefs, avec notamment le dernier arrivé : l’A400M Atlas. L’escadron met aussi en œuvre le C130 Hercules et le DHC-6 Twin Otter. Le légendaire C160 Transall appartenait à la flotte jusqu'à sa récente tournée d'adieu. De surcroît, la maîtrise de capacités tactiques inédites -dont le vol tactique de nuit, en général sous jumelles de vision nocturne- ou bien la recherche pour l’innovation des équipements du personnel et des machines, positionnent clairement l’ET 3/61 comme un outil de combat unique et performant au service des armées françaises. Et la beauté dans tout cela ? Il implique ses réservistes à toutes les étapes !

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Sa devise ? « A l’aise partout ! »

Sa mascotte ? Un baudet du Poitou. Ce choix peut surprendre de prime abord mais il trouve son sens d’une part dans son origine géographique, et d’autre part dans les valeurs qu’il incarne : efficacité, discrétion et modestie. Tout ce que l’on peut attendre de nos forces spéciales en somme.


 

 

texte et photos LTT (R) E. Redondo

Le général d'armée aérienne Stéphane Mille est le chef d'état-major de l'armée de l'Air et de l'Espace

photo officielle GAA Mille CEMAAE V2Le général d’armée aérienne Stéphane Mille est chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace. Il intègre la promotion 1986 « Général Dorance» de l’École de l’Air à Salon-de- Provence, est breveté pilote de chasse en 1989, et sert en unités opérationnelles sur Mirage F1 et 2000C comme pilote de défense aérienne. Il assure ainsi les alertes dans le cadre de la posture permanente de sureté aérienne sur le territoire national, et sert en opérations extérieures notamment au Tchad (1991) et en ex-Yougoslavie (1994 et 95). Après un retour à l’École de l’Air en qualité de chef de brigade de la promotion 1996 où il contribue à la formation des jeunes officiers, il rejoint Cambrai et l’escadron de chasse 1/12 Cambraisis. Il sera déployé en Arabie Saoudite (1999 et 2000) et au Kosovo (1999).

Après une année de formation au collège interarmées de défense, il prend en 2002 le commandement de l’école de pilotage de l’armée de l’Air à Cognac afin d’assurer la transformation du cursus de formation des pilotes de l’armée de l’Air. Il est détaché durant 4 mois au sein de l’OTAN pour servir dans la structure de commandement Air à Naples.

À l’issue de cinq années à servir dans la fonction financière jusqu’au niveau ministériel, il rejoint la 59e session du Centre des Hautes Études Militaires et la 62e session de l’IHEDN pour une année.

Il commande de 2012 à 2014 la Base aérienne 110 de Creil qui accueille outre les unités aériennes (escadrons de transport, centre militaire d’observation spatiale – CMOS), la permanence opérationnelle ou de multiples organismes interarmées comme les centres de la direction du renseignement militaire (DRM).

Chef de cabinet du CEMAA en 2014, il est nommé général de brigade en 2016 pour servir durant une année en tant que Général adjoint opérations au sein de l’opération Barkhane.

De retour en France, il rejoint le CPCO en tant que chef conduite puis en prend le commandement en 2018 avant d’être nommé sous-chef opérations de l’EMA.

Il est nommé chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace et élevé au rang et appellation de général d’armée aérienne le 10 septembre 2021.

Titulaire de deux citations, le général Mille est commandeur de la Légion d’Honneur, officier de l’Ordre National du Mérite et s’est vu décerner la médaille de l’aéronautique en plus de décorations étrangères. Il est également le premier aviateur caporal d’honneur des troupes de marine.

Il cumule quelque 2600 heures de vol dont 150 heures en 55 missions de guerre.

Marié, il est père de trois enfants.

Le CFAMI compte 23 réservistes : officiers instructeurs personnel navigant et sous-officiers instructeurs vol à voile. On y forme l’ensemble des futurs personnels navigants de l’armée de l’Air et de l’Espace, les futurs pilotes de la Marine Nationale et bientôt les pilotes à distance (pilotes de drones) pour toutes les armées.

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Pour devenir pilote ou navigateur dans l’armée de l’Air et de l’Espace, il faut suivre un cursus à l’Ecole de l’air, puis un cursus au CFAMI. Si ces entités se situent toutes deux sur la BA701 Salon de Provence, elles sont bien distinctes et indépendantes. Ainsi, l’Ecole de l’air dispense aux futurs personnels navigants (PN) la formation académique et le CFAMI la formation vol.

 

 

Cursus et diplômes en bref.

Les élèves qui suivent les formations du CFAMI ont différents profils : pilotes ou navigateurs, directs ou sous contrat. Ils débutent tous leur initiation par des vols en planeur. C'est seulement après cette première expérience de vol qu'ils commencent réellement leur apprentissage au CFAMI. Ils rejoignent d'abord l'EISPN, l'Escadron d'instruction sol du personnel navigant. A l'issue, ils passent leur ATPL, le brevet théorique de pilote de ligne. Une fois l'ATPL obtenu, il est temps pour eux de quitter le plancher des vaches et d'intégrer l'EIV, l'Escadron d'instruction en vol ! Ils y appendront les rudiments du pilotage. 

Ces étapes de formation sont nombreuses, complètes, très cadencées et doivent répondre au niveau d'excellence attendu par l'armée de l'Air et de l'Espace. Il est donc crucial d'avoir un nombre suffisant d'instructeurs, d'encadrants et de personnels administratifs expérimentés. C'est pour répondre à ce besoin que le CFAMI attribue une place prépondérante à ses réservistes. Des personnels professionnels avec un bagage solide et la fibre de la transmission.

 

Le CFAMI et les réservistes, un lien indéfectible.

Le CFAMI compte une centaine de cadres dont une vingtaine de réservistes opérationnels : « Les réservistes sont indispensables aujourd’hui. Si nous n’en avons pas, nous ne fonctionnons pas », déclare le commandant Christophe. Ces réservistes interviennent à tous les niveaux : ils dispensent des cours, ils sont instructeurs de planeur, ils sont des renforts sur les missions quotidiennes des escadrons d’instruction en vol, ou encore directeurs des vols.

« Nous essayons de former un maximum nos réservistes pour qu’ils puissent faire un maximum de choses. Nous les rendons multitâches pour les employer un peu comme nous sommes employés. Nous privilégions les contrats avec beaucoup de jours pour une implication qui permet vraiment de nous aider au quotidien ». Ainsi, le capitaine de réserve Philippe, ancien pilote de chasse de l'AAE et actuellement pilote instructeur, est à la fois instructeur pour les élèves et pour les futurs instructeurs, directeur des vols, il anime des cours au sol et contribue à la mise à jour des outils pédagogiques. Ses fonctions sont très représentatives des fonctions attribuées aux réservistes opérationnels du CFAMI.

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Chaque année il faut former environ 250 élèves issus des formations de l’Ecole de l’air. En 2021, avec l’engorgement dû au Covid, cela représente 8 000 heures de vol ! Les réservistes sont donc un renfort non négligeable et leur capacité à gérer plusieurs fonctions font d'eux un véritable soutien pour leurs collègues d'active. Qu’ils soient initialement pilotes, navigateurs, moniteurs de simulateur ou encore moniteurs planeur, les réservistes du CFAMI sont le plus souvent issus de l’armée ou de la sécurité civile.

 

 

SLT (R) E. Redondo

crédits photos CFAMI

Le virus du Covid faisant son œuvre, la dernière édition de l’exercice remontait à mai 2019. C’est donc avec une grande joie et remontés à bloc que des aviateurs de toute la France ont pu se retrouver pour ce raid traditionnellement annuel qui s’est tenu à Istres du 5 au 7 novembre.

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« Inscrit au programme des activités d'entraînement de l’armée de l’Air et de l’Espace (ndlr livre bleu du CDAOA, Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes), Air Raid vient chaque année valider les acquis militaires de l’instruction dispensée et renforcer les liens forgés au quotidien dans la réalisation des missions qui nous sont confiées », général Philippe Moralès, CDAOA.

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Pour ces retrouvailles tant attendues, le CDAOA et la base aérienne 125 d’Istres avaient concocté un programme de 45 ateliers répartis sur son site ainsi que sur la BA 701, Salon de Provence, à Campagnole et au 25ème Régiment du génie de l’air. L’incontournable course d’orientation de nuit s’est quant à elle déroulée dans les Alpilles toutes proches. Air Raid est majoritairement organisé par des réservistes. Ainsi, l’ANORAA, association nationale des officiers de réserve et l’ANSORAA, association nationale des sous-officiers de réserve ont apporté leur concours. Les équipes participantes ont donc eu un tour  d’horizon complet des aspects du travail de militaire: les épreuves physiques et épreuves de force n'étaient pas les seules à avoir la part belle, il fallait aussi reconnaître nombre d'oiseaux et de nuages (pas si simple!), identifier des menaces cyber, des outils mystères, des carburants, réussir plusieurs épreuves de tir ou de secourisme… L'intérêt du collectif et de la confiance en ses coéquipiers était aussi évident sur ces ateliers que sur les franchissements d'obstacles. « Air Raid c'est travailler main dans la main, active et réserve, et rien ne représente plus cela que le logo des réserves Air avec ses mains tendues », COL (R) Paolini, directeur de l’exercice.

 

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Au-delà du lien active-réserve très marqué sur cet évènement de part la constitution des équipes qui se doivent d’être mixtes, c’est toute une communauté d’aviateurs qui s’est mobilisée. Ceux des deux bases qui l’hébergeaient bien sûr, mais aussi des aviateurs du SEO, Service d’énergie opérationnelle, du SSA, Service de santé des armées, et les pompiers de l’Air qui ont animé plusieurs ateliers tant par leurs connaissances que par leur bonne humeur. Plusieurs réservistes citoyens de la BA 125 ont aussi participé à l’encadrement.

La trentaine d’équipes participantes représentait la presque totalité des bases aériennes et détachements airmétropolitaines. Pour concourir à leurs côtés, une équipe du SSA composée de quatre médecins qui nous ont expliqué la raison de leur inscription: « J’ai fait beaucoup de raids santé et j’avais envie de retrouver l’esprit militaire et l’aguérissement. On m’avait dit qu’Air Raid était l’un des raids les plus intéressants d’Europe », LCL (R) Cédric. Au CDT (R) Guy d’ajouter: « On cherche à rester opérationnels. Les thématiques de l’aéronautique et de l’espace sont attrayantes. Avec ce raid on découvre une arme de l’intérieur ». Air Raid ayant une ampleur internationale, il y avait aussi, comme chaque année, une équipe étrangère: des rangers venus de la 17ème escadre de l’Armée de l’air suédoise. « C’était loin d’être un raid facile mais on s’est bien amusés. Il fallait en permanence brancher ou débrancher son cerveau suivant l'enchaînement des très nombreux ateliers, c’était intéressant » a confié l’un d’entre eux.

À l'issue du week-end, sur le podium final se trouvaient en troisième position Ambérieu, en deuxième position Mont de Marsan et en première position Lyon-Mont-Verdun, qui historiquement fait partie des bases les mieux classées.

La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence du général Gernez, délégué aux réserves de l’armée de l’Air et de l’Espace. « Je suis très heureux de voir beaucoup de jeunes. Je vous félicite pour votre engagement et vous invite à le poursuivre. Nos portes sont grandes ouvertes aux jeunes issus du civil », a-t-il souligné en rappelant l’image.pngimportance ce la réserve. Une vision partagée par le colonel Marty, commandant de la BA 125: « Le mix réserve-active est le mix gagnant de l’armée de l’Air et de l’Espace ».

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Tous les défis de cette édition 2021 ont été relevés: « Nous souhaitions un retour à la normale. Retrouver la sensation de cohésion active-réserve et mettre en application toute l’instruction reçue au sein des CIIRAAE. Retrouver l’esprit Air Raid: dépassement de soi, cohésion et travail d’équipe. Ce qui a été remarquable c’est le plaisir des équipes à retrouver l’exercice, la diversité des activités et le nombre très élevé de FMIR (ndlr jeunes réservistes) qui montre un rajeunissement et un renouvellement de la réserve opérationnelles de l’armée de l’Air et de l’Espace. » COL (R) Paolini.

 

SLT (R) Redondo

L’exercice cyber DEFNET s’est tenu du 15 au 26 mars.DEFNET

La 8ème édition de l’exercice interarmées de cyberdéfense DEFNET s’est déroulée sur plusieurs sites militaires à Paris, Rennes, Toulon, Brest et Douai et au sein d’établissements d’enseignement supérieur de Bretagne Grand Ouest et Paris. Cette année, DMAé, SCA, SEA, SGA, SSA ont été insérés dans le dispositif. Deux cent soixante militaires ont été mobilisés ainsi que 8 partenaires industriels : Airbus, Dassault, MBDA, Naval Group, Thales, Nexter, Safran et Ariane Groupe.

 

Les participants ont été amenés à planifier, coordonner et mettre en œuvre des mesures de lutte informatique défensive afin de répondre à des menaces et des attaques cyber simulées. Les objectifs étaient simples : renforcer la coopération entre acteurs militaires et privés, entrainer à la gestion d’une crise complexe la chaîne de commandement de la manière la plus réaliste possible, entrainer les équipes spécialistes, notamment la réserve de cyberdéfense, et valoriser la cyberdéfense à des fins de recrutement.

Ces deux derniers points se sont retrouvés intrinsèquement liés puisque plusieurs réservistes du CRPOC (Centre de la réserve et de la préparation opérationnelle cyber), dont le SLT (R) Tristan, se sont vus confier la tâche d’encadrer les exercices organisés dans 14 écoles d’enseignement supérieur. En effet, les réservistes sont un véritable trait d’union entre les armées et le secteur civil. Ainsi, réservistes et étudiants ont interagi lors d’un Capture The Flag (CTF) organisé par le COMCYBER, à Paris (EPITA, EPITECH, ESGI, ESIEA et Sorbonne Université), et dans le Grand Ouest (ESIEA à Laval, EPITECH, Centrale Supelec, IMT Atlantique et Pôle supérieur de la Salle à Rennes, ENSIBS et IUT de Vannes, IUT de Saint-Malo et IUT de Lannion).

Inclure les étudiants au dispositif permet aux armées de repérer les cyber combattants de demain et aux étudiants de voir ce que le domaine militaire pourrait leur apporter dans sa logique de professionnalisation de l’élément cyber. C’est d’ailleurs ce qui avait poussé le sous-lieutenant Tristan à rejoindre la réserve : « Après avoir participé à des exercices DEFNET j’avais pensé rejoindre l’armée. J’ai trouvé que la création de la réserve de cyberdéfense était le bon pont entre mon expérience civile et mon souhait de rejoindre l’institution. Les armées et le civil se servent mutuellement, chacun apporte à l’autre pour servir l’intérêt du pays ».

L’officier de réserve est intervenu sur l’exercice en tant que préparateur de la synchronisation technique et en tant qu’animateur du volet grandes écoles dans la région Grand Ouest. Son rôle d’animateur s’articulait sur 3 phases :

  • L’animation de l’exercice : donner les consignes
  • L’aide aux participants : veiller à ce qu’ils s’engagent sur les bonnes pistes, leur fournir des éléments qui permettent de rectifier le tir si besoin, le but étant de les faire progresser
  • La reproduction d’un évènement réaliste : simulation d’un État-major. Il fallait veiller à lui faire des comptes rendus synthétiques, en utilisant un langage intelligible pour les non spécialistes par exemple

defnet2Les étudiants ont été plongés dans un contexte réaliste : la cyber attaque d’une PME qui reçoit une demande de rançon. De la catégorisation de la menace à son traitement, en réagissant au différents rebondissements du scénario, les étudiants encadrés par les réservistes ont dû se dépasser et sortir de leur zone de confort. « Ils peuvent avoir tendance à tout miser sur leurs compétences techniques mais l’exercice servait, en plus de les faire progresser sur cet aspect-là, à leur apprendre à être méthodiques afin de trouver le meilleur moyen de contrer les erreurs des attaquants. Tout ne se joue pas sur la technique, il faut pouvoir tenir la cadence car en face les attaquants tiendront. ». Leur sens de l’organisation et du management ont donc aussi été éprouvés.

Cette expérience a eu un écho très positif puisque les écoles organisent rarement des exercices. Les potentiels futurs cyber combattants se sont retrouvés dans une immersion inédite : « L’aspect soft skills [management, organisation…] et l’aspect stress d’un exercice étaient nouveaux pour eux, d’autant plus qu’au fur et à mesure nous augmentions le niveau de difficulté. Nous leur demandions d’être surs d’eux et de maîtriser la pression. L’aspect gestion de crise leur a plu et ils ont apprécié que les armées viennent à eux. »

 

Avec plus de 3 400 cyber combattants, le Ministère des armées se donne les moyens de ses ambitions opérationnelles. Ces experts appuient et soutiennent les opérations menées par les armées sur le territoire national comme en opérations extérieures. Ce domaine d’expertise nécessite une mise à niveau permanente. Les réserves sont donc une ressource dont les armées ont besoin car les compétences nécessaires à la défense cyber sont rares dans ce milieu en perpétuelle mutation.

A l’horizon 2025, le Minarm prévoit un effectif de 4 400 spécialistes cyber.

 

SLT (R) Redondo