Nous avions rencontré le LCL Ghislain en 2021. Ce n'est plus lui qui occupe cette fonction.

Qu’est-ce que le CFA ?detcfa1

Le Commandement des forces aériennes (CFA), situé sur la BA106 de Mérignac est en charge de la préparation au combat de l’ensemble des forces conventionnelles, spéciales et d’appui. Sa mission est de former les militaires à intervenir de façon réactive, adaptée et précise, en tout point du globe. Il prépare et qualifie au combat les aviateurs pour tous les engagements de la puissance aérienne et est le garant de l’acquisition, du développement et de l’entretien des qualifications et des capacités définies dans les contrats opérationnels de l’armée de l’Air et de l’Espace.  

 

Quelques infos chiffrées

Le CFA regroupe 23 000 personnels répartis dans plus de 500 unités en France et à l’étranger.

En 2014, la SIM (Section d’instruction militaire, ancien nom toujours employé dans l’usage courant) comptabilisait 0 jours de réserve, en 2019, elle en comptabilisait 300.

Sur vingt-cinq instructeurs, 8 sont réservistes, d’autres réservistes sont logisticiens ou secrétaires.

Il y a en moyenne 900 à 1 000 officiers à former sur le site de Salon chaque année.

 

decfa2Le DetCFA, ses formations et ses réservistes

Le DetCFA dispense l’instruction du combattant aux aviateurs suivant leur formation à Salon mais elle n’en reste pas moins une unité opérationnelle : « Chaque fois que j’envoie un PAX en opération intérieure ou extérieure, ou en congé, je peux compter sur mes réservistes ».

C’est un soutien nécessaire. « Ici à l’Ecole de l’air et de l'espace il y a de plus en plus d’élèves à former mais de moins en moins de cadres, c’est là que la réserve opérationnelle entre en action. »

A l’Ecole de l’air et de l’espace, le cadre de la formation suit trois axes: l’académique, l’aéronautique et le militaire. Le DetCFA s’occupe du pan militaire en dirigeant les formations tir, TIOR (technique d’intervention opérationnelle rapprochée), parachutisme, réflexes du combattant, etc… Et en permettant de passer différentes qualifications : ISTC, chef largueur, instructeur commando… « On donne un verni militaire qui est indispensable. Il est nécessaire d’être apte au combat et d’être en mesure d’acquérir et de se souvenir des actes réflexes quand on part en opération extérieure. »

Le même niveau d’exigence est requis pour tous les membres du DetCFA : « Nos réservistes sont souvent passés par la SIM dans leur carrière et ils reviennent. Quand on y a gouté on y retourne! Et comme ils ont les bonnes qualifications, qui ne sont pas faciles à obtenir, on les prend. ». Effectivement, les formateurs ont un niveau de qualification particulier, d’ailleurs un tiers des personnels sont issus des forces spéciales.

« Ils ont la fibre de l’instruction, aiment le contact avec les jeunes et arrivent à mener de front leurs carrières civiles et militaires, d’autres sont des militaires à la retraite ».

Au-delà de la formation des aviateurs d’active, les personnels du DetCFA forment aussi des officiers de réserve opérationnelle et des commissaires d’active et de réserve opérationnelle, car tous passent par la base aérienne 701 Salon de Provence pour leur cursus de formation académique.

 

texte LTT(R) Redondo

photos BA701 & LTT(R) Redondo

La BA 701 a accueilli pour la première fois, sous la responsabilité du Centre d'information et d'instruction des réserves de l'armée de l'Air et de l'Espace (CIIRAAE), 33 jeunes lycéens dans le cadre du SNU entre le 09 et le 15 avril. 

Ces Capture decran 2022 04 22 a 17.41.06jeunes lycéens sont venus, pendant 7 jours, s'acculturer au domaine aéronautique, découvrir l'environnement militaire et celui de l'AAE. Les équipes de réservistes de Salon de Provence leur ont dispensé des enseignements sur son histoire et ses traditions ainsi qu'une instruction théorique au Famas.

Ils ont également pu se frotter aux rudiments de la vie du militaire avec des cours du combat, s'essayer à la piste d'audace ou encore découvrir le laser run. Tous, ces jeunes sont allés au bout de leur engagement à l'exception d'un seul qui a dû abandonner pour raison médicale.

 

Pour clore cette semaine sur la BA 701, une cérémonie de fin de formation avec chant de la Marseillaise a été organisée le dernier jour. Ils se sont vu remettre un insigne de la base aérienne ainsi que leur attestation de réussite à la mission d'intérêt général, validant ainsi leur cursus SNU. L'avenir nous dira si l'expérience a sucité quelques vocations!

image.png

BA701

RC Cognac2Le mardi 13 et le mercredi 14 octobre 2020, la base aérienne 709 de Cognac-Châteaubernard a accueilli la prochaine promotion des colonels de la réserve citoyenne du réseau ADER qui sera parrainée par l’escadron de drone 1/33 « Belfort ».

 

Le réseau ADER (Action - Développement - Engagement - Réflexion) est constitué des colonels de la réserve citoyenne de l’Armée de l’Air et de l’Espace intronisés par le chef d’état-major de l’Armée de l’Air et de l’Espace (CEMAAE). Ce sont des personnes de haut niveau dont les parcours professionnels et les qualités humaines leur ont valu d’être admis au sein de la famille des aviateurs.

La réserve citoyenne vise à entretenir l’esprit de défense et à renforcer le lien entre la Nation et ses forces armées. Les membres ADER sont à la fois dépositaires d’informations privilégiées et ambassadeurs de l’AAE au sein de leur réseau afin de mieux faire comprendre les enjeux de la défense et le rôle de ses forces armées. Ils font bénéficier ces dernières de leur expertise et de leur connaissance du tissu socio-économique.

 

Visite de la base aérienne 709

 

Le colonel Nicolas Lyautey, commandant la base aérienne 709, a accueilli les seize membres de cette promotion au travers d’une présentation de la base aérienne charentaise, un outil de combat en pleine montée en puissance, dimensionné pour assurer la réactivité des unités opérationnelles présentes.

Après une présentation des missions, des moyens et des enjeux de la 33ème ESRA (Escadre de surveillance, de reconnaissance et d'attaque) par le lieutenant-colonel Loïc Vial, commandant la 33ème ESRA, les colonels se sont rendus au sein de l’Eimage.pngscadre où ils ont pris connaissance des différentes spécialités qui la composent. Ils ont par la suite terminé la journée à la tour de contrôle et à l’Escadron de protection de la base où ils ont pu assister à une démonstration des capacités cynophiles et d’interception de l’unité.

Leur programme de visite les a ensuite conduits à l’Ecole de l’Aviation de Chasse, qui forme actuellement les futurs équipages de combat de l’Armée de l’Air et de l’Espace et de l’aéronautique navale. Les autorités civiles ont ainsi découvert les simulateurs embarqués au réalisme saisissant et ont pu échanger avec le commandant de l’EAC et un stagiaire pilote lors d’une exposition statique de deux Pilatus PC-21 présentant ainsi le nouveau programme de formation modernisée des équipages de chasse.

Parrainés par l’escadron de drone 1/33 « Belfort », les membres de cette nouvelle promotion auront le privilège de recevoir leurs insignes de réservistes citoyens mais aussi celui de leur unité marraine.

RC Cognac1

texte et  photos  BA709

La BA 123 Orléans-Bricy est le berceau de nombreux escadrons de renom. Aujourd’hui nous nous intéressons à l’Escadron de transport 1/61 Touraine, élément clef des actions opérationnelles de l’armée de l’Air et de l’Espace opérant près de 360 vols par an pour des missions de projections de personnels et de matériel aux quatre « coins » du globe.

touraine3En 2022 l’ET 1/61 fêtera ses 78 ans. Presque 8 décennies chargées d’histoire avec des traditions fortes grâce à son héritage issu de la seconde guerre mondiale et à ses escadrilles datant de la Grande guerre. L’ET 1/61 c’est aussi une succession d’aéronefs mythiques : Dakota, Noratlas, Transall.

L’escadron a su évoluer avec son temps. A l’heure de la montée en puissance du transport aérien, les vols s’effectuent désormais en A400M Atlas, fleuron de l’aviation de transport militaire moderne. Cet aéronef très récent peut atteindre des sommets et effectuer un vol de 4 500 km chargé de 37 tonnes de fret ou encore parcourir jusqu’à 8 900 km à vide avec une vitesse de croisière de 833 km/heure. Véritable condensé technologique, sa polyvalence et sa maniabilité impressionnante en font un incontournable du transport militaire, que ce soit en conditions classiques ou tactiques.

 

Polyvalence et capacités remarquables : des missions toujours plus nombreuses.

Qui dit polyvalence dit larges gammes de missions. Compte-tenu de la cadence effrénée des vols, l’escadron fait appel à trois réservistes afin de renforcer les effectifs : deux anciens d’active et un ab initio (réserviste sans passé militaire d'active). Les premiers sont un pilote et un ancien mécanicien navigant qui opère maintenant à la Section d’activité aérienne (SAA) et le dernier effectue des gardes SECPRO (sécurité et protection) au nom du Touraine et renforce l’équipe de gestion du personnel.

« C’est agréable de pouvoir diluer la charge de travail", atteste le lieutenant-colonel Guillaume, commandant du Touraine. "Avec nos réservistes nous pouvons bénéficier d’un personnel déjà qualifié, nous apportant leur expertise dans des domaines très spécifiques, avoir une continuité dans les actions et diminuer la pression opérationnelle sur les équipes en vol et dans les bureaux ».

Ces soutiens permettent ainsi à l’escadron d’augmenter sa capacité de travail et donc d’augmenter son offre de vol au service de l’armée de l’Air et de l’Espace, « c’est une optique gagnant-gagnant », ajoute le lieutenant-colonel.

touraine1Comme dans tout escadron de transport, hors des missions de transport, un temps est consacré à la formation.

Il y a d’une part la formation des personnels navigants. Il peut évidemment s’agir du maintien de compétences des membres de l’escadron, mais aussi de la formation sur A400M de pilotes d’autres escadrons en phase de transformation venus bénéficier de l’expérience de leurs homologues. Ainsi, nous avons volé avec le commandant Fangio aux commandes, pilote de Transall à l’ET 3/61 Poitou venu se former sur Atlas. Et d’autre part, il y a la formation des personnels non navigants, et notamment des réservistes : « Nous avons intégré un seul ab initio. En plus de son travail, il est un vecteur de communication hors de l’AAE auprès des jeunes, et nous sommes en mesure de le former à des tâches dévolues aux membres de l’unité. », précise le commandant du Touraine. 

touraine2Notre pilote et notre commandant de bord partagent l’opinion du lieutenant-colonel Guillaume : « L’escadron aurait du mal à tourner sans les réservistes. Ils font essentiellement du travail de fond, avec un suivi régulier contrairement à nous qui partons beaucoup en mission » affirme le commandant Fangio. Au commandant Ronan, d’ajouter : « La plupart de nos réservistes sont encore bien dans le milieu donc on ne voit pas trop la différence entre active et réserve. Mais pour les personnels navigants ça demande quand même un gros travail de maintien à niveau, ça force l’admiration ».

 

LTT (R) E. Redondo

Du 12 au 23 avril 2021, une période militaire d’initiation et de perfectionnement à la Défense nationale (PMIP-DN) s’est déroulée sur le détachement air 278 d’Ambérieu-en-Bugey. Organisée conjointement par le centre d’instruction de réserve du détachement et l’École des pupilles de l’air, elle a réuni 12 encadrants militaires d’active et de réserve et 31 jeunes volontaires durant 12 jours de formation dans le but de créer des vocations.

amberieu pmip dn 1

Divisé en deux temps, le stage a commencé par sept jours de découverte du monde militaire. Au programme : informations sur les grades, légitime défense, mesures de sécurité ou encore armement. Cette formation a également inclus des instructions sur le terrain, des manœuvres à pied, les actes élémentaires de combat, mais aussi du sport et du secourisme. Abordant les notions de discipline, de savoir-être et de cohésion, cette phase d’initiation s’est conclue par un exercice mettant en application tous les enseignements. À l’issue, et après la défection de deux jeunes, 29 stagiaires ont reçu leur attestation de PMI.

Les cinq jours suivants ont constitué la période de perfectionnement à la Défense nationale au cours de laquelle une formation plus spécifique sur l’organisation et les missions de l’armée de l’Air et de l’Espace a été dispensée, accompagnée d’une initiation pratique à l’armement, à la sécurité et à la protection NRBC. Les 29 stagiaires, ayant satisfait au contrôle final des connaissances, ont tous reçu le brevet sanctionnant leur réussite. Parmi eux, 17 candidats ont été retenus pour la formation militaire initiale de réserve de 2021 qui leur permettra de signer un contrat de réserviste et, ainsi, de participer à la protection du DA 278. Clément, 18 ans, en première année d’école de commerce à Lyon, explique : « J’ai fait la PMI parce que je voulais découvrir le cadre militaire. Mon projet futur est de rentrer dans la gendarmerie. C’est un rêve d’enfant et cette formation me permet de mettre déjà un pied à l’étrier et d’avoir des bases militaires. »

ambérieu PMIP DNMalgré les restrictions imposées par la crise sanitaire, les encadrants comme les jeunes garderont le souvenir d’une belle expérience. « On découvre la cohésion : on souffre et on galère ensemble, et on rigole ensemble », affirme Syrine, 17 ans, en terminale à l’École des pupilles de l’air.

CNE Decombe