Du 12 au 23 avril 2021, une période militaire d’initiation et de perfectionnement à la Défense nationale (PMIP-DN) s’est déroulée sur le détachement air 278 d’Ambérieu-en-Bugey. Organisée conjointement par le centre d’instruction de réserve du détachement et l’École des pupilles de l’air, elle a réuni 12 encadrants militaires d’active et de réserve et 31 jeunes volontaires durant 12 jours de formation dans le but de créer des vocations.

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Divisé en deux temps, le stage a commencé par sept jours de découverte du monde militaire. Au programme : informations sur les grades, légitime défense, mesures de sécurité ou encore armement. Cette formation a également inclus des instructions sur le terrain, des manœuvres à pied, les actes élémentaires de combat, mais aussi du sport et du secourisme. Abordant les notions de discipline, de savoir-être et de cohésion, cette phase d’initiation s’est conclue par un exercice mettant en application tous les enseignements. À l’issue, et après la défection de deux jeunes, 29 stagiaires ont reçu leur attestation de PMI.

Les cinq jours suivants ont constitué la période de perfectionnement à la Défense nationale au cours de laquelle une formation plus spécifique sur l’organisation et les missions de l’armée de l’Air et de l’Espace a été dispensée, accompagnée d’une initiation pratique à l’armement, à la sécurité et à la protection NRBC. Les 29 stagiaires, ayant satisfait au contrôle final des connaissances, ont tous reçu le brevet sanctionnant leur réussite. Parmi eux, 17 candidats ont été retenus pour la formation militaire initiale de réserve de 2021 qui leur permettra de signer un contrat de réserviste et, ainsi, de participer à la protection du DA 278. Clément, 18 ans, en première année d’école de commerce à Lyon, explique : « J’ai fait la PMI parce que je voulais découvrir le cadre militaire. Mon projet futur est de rentrer dans la gendarmerie. C’est un rêve d’enfant et cette formation me permet de mettre déjà un pied à l’étrier et d’avoir des bases militaires. »

ambérieu PMIP DNMalgré les restrictions imposées par la crise sanitaire, les encadrants comme les jeunes garderont le souvenir d’une belle expérience. « On découvre la cohésion : on souffre et on galère ensemble, et on rigole ensemble », affirme Syrine, 17 ans, en terminale à l’École des pupilles de l’air.

CNE Decombe

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Les 26 et 27 février, 10 réservistes opérationnels de la SRA (Section de réserve et d’appui) de la BA701 Salon de Provence ont assisté à un stage de recyclage PRODEF.

 

Présentation.

Le recyclage, c’est en quelque sorte la piqûre de rappel annuelle, un condensé de la formation initiale qui permet de se remémorer les gestes, les techniques, conserver ses automatismes, se perfectionner, découvrir de nouveaux matériels, de nouvelles méthodes et se maintenir en condition opérationnelle (MCO).

PRODEF signifie protection-défense. Il s’agit principalement d’assurer la protection des sites militaires. Les stagiaires PRODEF sont aussi amenés à assurer des missions sentinelle ou la sécurité sur de gros évènements sensibles (ex: sommet du G20). La SRA vient souvent appuyer les personnels des EP (Escadrons de protection).

Ce stage est accessible après avoir fait une PMIP-DN (période militaire d’initiation et de perfectionnement à la défense nationale) et une FMIR (formation militaire initiale du réserviste), les deux modules de la formation de base du réserviste opérationnel.

Pour cette session, covid oblige, seulement dix des dix-sept militaires du rang de la SRA de Salon ont pu assister au stage. Ils sont étudiants pour la plupart. Pour les accompagner, quatre encadrants du CIIRAA et un du DETCFA (détachement du Commandement des forces aériennes) sont mobilisés.

 

La formation débute.

Au lever du soleil, dans le matin frais, les dix stagiaires, âgés de 18 à 30 ans attendent leurs premières consignes, en rang, devant le CIIRAA (Centre d’instruction et d’information des réservistes de l’armée et l’Air et de l’Espace).  

Après un petit déjeuner frugal au mess, la section prend la direction d’une salle de classe où leur sera dispensée une formation de sauvetage au combat. Nos jeunes militaires ont été formés au PSC1 (formation de base aux premiers secours), il est donc temps de les faire passer au niveau supérieur !

C’est un membre du Service de santé des armées qui anime le cours : découverte du contenu de la TIC (trousse individuelle du combattant) et de son usage, des codes de transmission pour appeler un medevac -une évacuation médicale- (et cela ne s’improvise pas !), des bons gestes à adopter pour secourir un camarade en zone de combat, de la priorisation des actions… La théorie est immédiatement suivie de la pratique.

 

Dans l’après-midi, l’exercice commence : mission de combat et de protection.

Le cadre est donné : nous sommes en zone hostile et l’un de nos rafales s’y est écrasé après avoir bombardé une usine chimique. Suite à une défaillance technique, les deux passagers ont dû s’éjecter et se sont abrités dans une ferme.

La mission : les récupérer pour une extraction en Caracal.

Le terrain : la totalité de la base aérienne.

Certains encadrants ont un rôle d’observateur, d’autres participent activement au sein des équipes.

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Des trinômes sont constitués et ils entament leur progression. Il faut se déplacer à douze, discrètement, en prenant garde à son environnement. Les kilomètres défilent et les réservistes, équipés d’armes factices et de leurs musettes chargées de vivres pour 24 heures et de leurs affaires pour deux jours et une nuit avancent à la recherche du pilote et du navigateur Rafale. Le but de cette étape pour eux est de se familiariser à la progression tactique avec les différentes techniques qu’ils ont apprises : quelles formations utiliser suivant la configuration des différents lieux traversés, quelles positions adopter, comment se déplacer, comment bien couvrir tous les angles, comment réagir à ce qui se passe autour d’eux... C’est aux chefs d’équipe de prendre ces décisions, assistés par les encadrants qui les aident à mieux appréhender tous les paramètres à prendre en compte et à développer des automatismes.

La nuit commence à tomber alors que le groupe s’approche du bâtiment qui pourrait être la ferme où se sont réfugiés les personnels à évacuer. Après s’être assurés qu’il n’y avait aucune menace, les stagiaires entrent dans la bâtisse et trouvent un premier blessé. Une fois son authentification effectuée, ils peuvent mettre en œuvre ce qu’ils ont appris le matin même : évaluer l’état psychologique et physique de l’homme, lui apporter les premiers soins avec ce qu’ils ont sous la main, appeler le medevac en utilisant le langage spécifique découvert lors du cours.

Il fait maintenant nuit. Les tours de garde ont été mis en place en attendant l’évacuation du blessé et l’arrivée du matin pour partir à la recherche du second naufragé du ciel. Le bivouac s’organise dans l’obscurité fraîche et chacun mange sa ration à la lumière de lampes tempêtes improvisées (des lampes frontales dans des bouteilles en plastique, excellente astuce !). Après le diner vient l’heure de se coucher sur le camp improvisé à l’abri du vent. La nuit est ponctuée par les ronflements et la relève de la garde, toutes les deux heures.

Alors que le jour n’est pas encore levé il est déjà l’heure de repartir pour de la marche. Puis après quelques kilomètres : FINEX. L’exercice est terminé. Mais le stage n’est pas encore fini ! Il reste une dernière étape avant la validation des qualifications PRODEF : le tir au FAMAS. Direction Campagnole, un vaste terrain militaire vallonné non loin de la base. Les réservistes troquent leurs armes factices contre de vrais FAMAS, se parent des protections nécessaires (bouchons anti-bruit, casques, lunettes). Ils sont prêts pour une séance de plusieurs heures. Incontournable rappel des règles de sécurité, montage et démontage de l’arme, réglage de la visée, tir en position debout, tir en position couchée… Tout est revu. Les chargeurs se vident et se succèdent et les stagiaires peuvent contrôler qu’ils maîtrisent toujours leurs connaissances et les bons gestes qui permettent d’utiliser son arme en toute sécurité et faire mouche !

  

La matinée s’achève par la remise de lettres de félicitations et de médailles à certains membres de la section, puis par un nouveau bivouac légèrement pluvieux. Un instant de convivialité bien mérité !

Afin de rester à niveau et de maintenir leur qualification PRODEF, les membres de la SRA devront à nouveau suivre un stage l’année prochaine.

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article & crédits photo: SLT (R) Redondo

 

Toutes les personnes présentes ont été testées négatives au Covid-19 par test PCR.

 

 

 

RC Cognac2Le mardi 13 et le mercredi 14 octobre 2020, la base aérienne 709 de Cognac-Châteaubernard a accueilli la prochaine promotion des colonels de la réserve citoyenne du réseau ADER qui sera parrainée par l’escadron de drone 1/33 « Belfort ».

 

Le réseau ADER (Action - Développement - Engagement - Réflexion) est constitué des colonels de la réserve citoyenne de l’Armée de l’Air et de l’Espace intronisés par le chef d’état-major de l’Armée de l’Air et de l’Espace (CEMAAE). Ce sont des personnes de haut niveau dont les parcours professionnels et les qualités humaines leur ont valu d’être admis au sein de la famille des aviateurs.

La réserve citoyenne vise à entretenir l’esprit de défense et à renforcer le lien entre la Nation et ses forces armées. Les membres ADER sont à la fois dépositaires d’informations privilégiées et ambassadeurs de l’AAE au sein de leur réseau afin de mieux faire comprendre les enjeux de la défense et le rôle de ses forces armées. Ils font bénéficier ces dernières de leur expertise et de leur connaissance du tissu socio-économique.

 

Visite de la base aérienne 709

 

Le colonel Nicolas Lyautey, commandant la base aérienne 709, a accueilli les seize membres de cette promotion au travers d’une présentation de la base aérienne charentaise, un outil de combat en pleine montée en puissance, dimensionné pour assurer la réactivité des unités opérationnelles présentes.

Après une présentation des missions, des moyens et des enjeux de la 33ème ESRA (Escadre de surveillance, de reconnaissance et d'attaque) par le lieutenant-colonel Loïc Vial, commandant la 33ème ESRA, les colonels se sont rendus au sein de l’Eimage.pngscadre où ils ont pris connaissance des différentes spécialités qui la composent. Ils ont par la suite terminé la journée à la tour de contrôle et à l’Escadron de protection de la base où ils ont pu assister à une démonstration des capacités cynophiles et d’interception de l’unité.

Leur programme de visite les a ensuite conduits à l’Ecole de l’Aviation de Chasse, qui forme actuellement les futurs équipages de combat de l’Armée de l’Air et de l’Espace et de l’aéronautique navale. Les autorités civiles ont ainsi découvert les simulateurs embarqués au réalisme saisissant et ont pu échanger avec le commandant de l’EAC et un stagiaire pilote lors d’une exposition statique de deux Pilatus PC-21 présentant ainsi le nouveau programme de formation modernisée des équipages de chasse.

Parrainés par l’escadron de drone 1/33 « Belfort », les membres de cette nouvelle promotion auront le privilège de recevoir leurs insignes de réservistes citoyens mais aussi celui de leur unité marraine.

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texte et  photos  BA709

ba106 fmir 2020 1LE CIIRAA BA106, CENTRE DE FORMATION NATIONAL FMIR HN 2020 

Un nouveau dispositif a été mis en place depuis 2015 au sein de l’Armée de l’air et de l’espace (AAE) afin de capter des compétences rares et à haute plus-value : la formation militaire du réserviste de haut niveau (FMIR HN). Tout candidat détenant un niveau d’étude supérieur à Bac+5 peut prétendre à rejoindre cette formation afin d’obtenir le titre d’officier de réserve. Cette formation est, contrairement à la FMIR classique, organisée une fois par an et accueille une dizaine de candidats volontaires répondant aux besoins de l’institution. Cette année et pour la première fois, la BA106 Mérignac a été choisie comme centre de formation national. Durant deux semaines, les 11 volontaires venant de toute la France ont ainsi découvert le milieu militaire, les missions et les métiers de l’AAE. La formation HN s'achève avec un dernier module d'une semaine à Salon de Provence, la base école des officiers de l'Armée de l'air et de l'espace.

 

L'aviateur Rock, ancré dans son milieu professionnel, souhaite « rendre à son pays ce qu’il lui a donné » 

L'aviateur Rock, est arrivé sur la BA106 sans aucune connaissance militaire. Sa FMIR-HN lui aura permis de découvrir en deux semaines d’apprentissage intensif, le b.a.-ba du militaire à travers une série d’exercices théoriques et pratiques : ordres serrés, discipline militaire, respect de la hiérarchie, armement, séjour en camp ou encore exercices de tir. En parallèle de sa carrière professionnelle au sein d’AIRBUS, cet ingénieur satellites de 28 ans va devenir officier de réserve au sein du Commandement de l’espace, créé en 2019 à Toulouse. Reconnaissant envers son pays, il souhaite ainsi aider l’Armée grâce à ses compétences acquises dans le civil.

 

LA FORMATION DES FMIR CLASSIQUES SE POURSUIT AUSSI

L'aviateur Pierre-Louis, sensibilisé aux enjeux du territoire national dans son master à Sciences Po Bordeaux 

Avant d’intégrer la FMIR classique, l'aviateur Pierre-Louis a participé en février 2020 à la période militaire d’initiation ou de perfectionnement à la défense nationale (PMIP-DN), premier pas dans le monde militaire qui avait confirmé son choix dans cette voie. La FMIR lui a donné l’occasion de retrouver sa promotion « Artémis » dont la devise « forts, unis, fiers » a trouvé tout son sens. Cet étudiant en 3eme année à Sciences Po Bordeaux de 20 ans souhaite servir la France en tant que réserviste qualifié dans le secteur de la sécurité et de la défense. Durant ces 5 jours de formation, l'aviateur Pierre-Louis a été entrainé et encadré pour sa première mission, qui débutera après la période d’adaptation au sein de son unité : la formation des futurs SNU (service national universel) volontaires.  Il va consacrer une centaine de jours par an à la réserve opérationnelle jusqu’à la fin de ses études.

 

Tous deux auront découvert, à travers ces formations, des valeurs essentielles aux Aviateurs : la cohésion, le dépassement de soi, le respect et l’intégrité. Ainsi, nous reverrons sûrement l'aviateur Pierre-Louis dans quelques années, spécialisé en cyberdéfense ou en gestion de crises, dans la politique publique de la défense ou encore dans les finances publiques de la sécurité.  Au vu de son expérience vécue pendant ces deux semaines, l'aviateur Rock pense déjà à s’engager dans la réserve opérationnelle de l’AAE au-delà des 15 jours annuels accordés aujourd’hui par son employeur Airbus.


 

textes: cellule communication BA 106

crédit photo: R. Rey

La Journée Nationale du Réserviste (JNR), organisée cette année du 10 octobre au 12 novembre sur l’ensemble du territoire français, est un événement majeur de l’écosystème des réserves permettant au grand public de prendre la mesure de l’engagement des réservistes.

Placée sous le double thème « Fiers d’être réserviste » et « Fiers de nos réservistes », la JNR 2020 poursuit plusieurs objectifs. En premier lieu, elle vise à informer sur les possibilités d’engagement offertes par la réserve opérationnelle (RO), dépendant de la Garde Nationale, et la réserve citoyenne de défense et de sécurité

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(RCDS). Elle permet par ailleurs de mieux associer les employeurs civils des réservistes et leur entourage pour faciliter leur engagement. Elle renforce également l’adhésion et la reconnaissance des autorités et du personnel d’active pour l’engagement de ces volontaires qui, entre leur activité professionnelle et leur temps personnel, dégagent de la disponibilité afin de contribuer aux missions des Armées, de la Gendarmerie Nationale ou de la Police Nationale.

C’est autour de ce dernier objectif que la BA106 Mérignac a organisé le mercredi 21 octobre une journée mettant à l’honneur ses réservistes.

A l’occasion de la cérémonie d’hommage aux Groupes Lourds, le COL (R) Dupré, officier réserve de la base, a décoré trois réservistes citoyens, particulièrement actifs dans le cadre du lien Armées-Nation au niveau local, de la médaille « Réservistes Volontaires de Défense et Sécurité Intérieure échelon bronze ». Au sein des troupes présentes à cette cérémonie, on pouvait voir les réservistes dans les rangs avec leur unité d’emploi. Par ailleurs, la section d’honneur en armes était uniquement composée de réservistes de la Section de réserve et d’appui (SRA).

C’est ensuite, à la Maison de l’aviateur, bâtiment symbolique s’il en est, que le COL Madej, commandant de la base aérienne 106, a remis plusieurs médailles et insignes à une vingtaine de réservistes opérationnels et citoyens.

Une conférence sur « la protection sociale du réserviste » était également proposée au cinéma base.

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Point d’orgue de la journée, une opération conjointe Réserve Citoyenne / BISMA (Bureau interfaces des soutiens / Maîtrise de l’activité) « Embellissement de la Base aérienne » avait été programmée. Une douzaine de volontaires ont ainsi enrichi les massifs de la Stèle Michel Croci, du PC Base et de l’Escale avec les conseils d’un réserviste spécialiste des espaces verts. Lavande, romarin et palmier fleuriront ainsi notre site aux beaux jours, grâce à la réserve citoyenne.

Officielles ou plus conviviales, les actions menées lors de la JNR 2020 sur la BA106 ont consolidé le lien qui nous unit à la Réserve et à nos Réservistes.

 

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