photo centre opérationnel CECLANT

Créé au début des années 70, dans un contexte de développement de la force océanique stratégique (FOST), le Commandement de la Défense du Finistère (CDF), état-major peu connu du grand public, est placé sous le commandement du commandant en chef pour Atlantique (CECLANT).

Sa mission principale ? Assurer en permanence la sécurité terrestre des mouvements de Sous-marins Nucléaires Lanceurs d’Engins (SNLE) et être en mesure de renforcer la protection extérieure des points sensibles de la FOST.

Dans le contexte actuel des menaces terroristes qui planent sur notre pays, le CDF contribue également, en coopération avec l’autorité préfectorale, à la défense du territoire en complément des forces de sécurité intérieure que sont la Police et la Gendarmerie.

Le Centre Opérationnel, au cœur du CDF, se compose en majeure partie de réservistes, hommes et femmes de tous horizons : retraités de l’armée, ingénieurs, conducteurs de bus, fonctionnaires,… qui font preuve d’une disponibilité remarquable.

Afin de maintenir le niveau opérationnel de cette unité, des exercices réguliers sont organisés afin d’entretenir et de développer les savoir-faire propres à l’exécution d’un exercice majeur (FINISTEREX). Cet exercice biennal engage une force terrestre d’environ 400 militaires venus de toute la France et permet d’évaluer la capacité du CDF. Les troupes sont déployées sur le terrain et assurent notamment en renforcement de la Section Renfort Bretagne (SRB) des missions de surveillance des entrées et sorties des SNLE de la rade de Brest et de protection des sites terrestres.

En février 2018, le CDF se déplacera à Saumur pour valider sa capacité opérationnelle sur le simulateur « SOULT », afin d’être fin prêt pour l’exercice « PENFELD 2018 »*.

Le succès de la mission du CDF repose sur son niveau d’entrainement, la connaissance mutuelle des cadres et l’appropriation des processus et systèmes d’informations à leur disposition.

*PENFELD 2018 est un exercice de lutte contre des mouvements subversifs dans le Finistère qui auraient pour objectif de causer des dommages aux sites militaires et plus particulièrement à la FOST. Les populations seraient aussi une cible privilégiée afin de faire grandir le sentiment d’insécurité. Les armées agiraient dans le cadre légal de défense du territoire sous la responsabilité du préfet de département à travers une réquisition. Des troupes seraient alors déployées dans le département afin de contrecarrer les actions terroristes sous les ordres du CDF.