Ce Mémento de protection sociale concerne le personnel de la réserve opérationnelle (RO) signataire d’un engagement à servir dans la réserve (ESR) en cours de validité. Il a pour but d’informer le personnel visé quant à l’étendue des régimes qui lui sont applicables dans le domaine de la protection sociale (médicale et professionnelle).

Lien vers le Mémento Protection Sociale du Réserviste. (V 2021)

Ce Mémento est destiné à une large diffusion au sein des armées, des directions et des services. Il est porté à la connaissance de toutes les autorités en charge de l’administration du personnel des réserves militaires, ainsi qu’aux unités et aux formations d’emploi des militaires de réserve opérationnelle. Il doit être accessible aux militaires de réserve afin de répondre à leurs questions les plus courantes.

Ce Mémento ne constitue en aucun cas un acte juridique, créateur de droits et opposable. Il ne possède aucun caractère normatif et ne saurait se substituer aux dispositions applicables au jour de sa lecture. Il a pour but d’informer et s’appuie sur les dispositions applicables au jour de sa rédaction.

Le Mémento, diffusé ici dans sa deuxième version refondue, est appelé à être modifié selon l’évolution du droit applicable (législation, réglementation et jurisprudence) : il fera l’objet de mises à jour régulières et d’améliorations substantielles. Sa diffusion a été décidée lors du CODIR du 23 octobre 2019 (décision n°4). La présente version, visée par les armées (AT, MN, AAE), les services (SCA, SEO, SSA) et les directions (DAJ, DORH, DRH-MD), est à jour des réformes applicables au 1er juin 2021.

Général LecointreOfficiers, sous-officiers et officiers mariniers, soldats, marins, aviateurs, d'active et de réserve, et personnels civils des armées,

Il y a presque cent ans jour pour jour, le 11 novembre 1920, le Soldat inconnu était inhumé sous l'Arc de Triomphe. Hommage rendu par la France aux soldats tombés au champ d'honneur durant la Grande guerre, ce Soldat inconnu, mort au combat, représentait alors tous ceux qui avaient souffert ; avec lui, les familles des disparus de la Grande Guerre, endeuillées et meurtries, trouvaient également un réceptacle à leur douleur et à leur deuil.

Depuis le 28 février 2012, le 11 novembre n'est plus seulement le jour anniversaire de l'armistice de 1918 et de commémoration annuelle de la victoire et de la Paix. Il est aussi un jour d'hommage à l'ensemble de ceux qui sont "morts pour la France".

L'année dernière, le 11 novembre 2019, le monument aux morts pour la France en opérations extérieurs a été inauguré au Parc André Citroën, à Paris. Trente-sept plaques, gravées des noms des militaires morts pour la France depuis 1963, et un cercueil invisible, symbole des morts que l'on ne peut nommer, rendent l'hommage de la nation.

Il nous faut donc bien prendre la mesure de ce que représente le 11 novembre, depuis plus d'un siècle : l'hommage à l'engagement et au sacrifice de ceux qui sont morts ou ont été blessés pour la patrie nous oblige, nous, militaires et civils du ministère des Armées.

En 1925, lorsque furent confectionnées et vendues les premières fleurs en tissu au profit des pensionnaires de l'Hôtel national des Invalides, à nos jours, soutenir le Bleuet de France, c'est agir, c'est marquer notre reconnaissance, notre soutien et notre solidarité. L'oeuvre nationale du Bleuet de France intervient aujourd'hui au profit des soldats blessés en opération, des pupilles de la Nation et des victimes d'actes de terrorisme.

Pour nous qui appartenons à cette communauté des armées, au service de la France, arborer le Bleuet, expliquer son origine et ce qu'il représente est une responsabilité, c'est un honneur et une fierté.

Je porterai moi-même le Bleuet du 2 au 13 novembre et j'encourage tous ceux qui le peuvent à se montrer généreux, en participant à la collecte organisée par l'intermédiaire de la boutique en ligne du Bleuet de France.

LE GÉNÉRAL D'ARMÉE FRANÇOIS LECOINTRE, CHEF D'ÉTAT-MAJOR DES ARMÉES